L'exploration pétrolière au Maroc a été initiée au début du siècle dernier et a été marquée par quatre grandes périodes :

1912 -1957 : l'exploration pétrolière dans le bassin du Gharb, encouragée par la présence de suintements de pétrole, a permis la découverte du gisement d’huile d'Ain Hamra en 1923. Cette période a vu également la création du BRPM (Bureau de Recherches et de Participations Minières) en 1928 et la SCP (Société Chérifienne du Pétrole) en 1929.  La SCP avait en charge la réalisation des activités relatives à l'exploration pétrolière.

Les techniques de sismique réflexion ont été introduites pour la première fois dans l'évaluation des bassins du Gharb et du Prérif en 1935, et en 1955 pour l’exploration des bassins d’Essaouira, Souss et Guercif. Le pétrole et le gaz ont été découverts dans le Prérif et Sidi Fili. La production cumulée de pétrole au cours de cette période, a atteint 8 millions de barils.

1958-1981: la promulgation de la loi des hydrocarbures a attiré des investissements internationaux. Les explorations effectuées par le BRPM et ses partenaires ont été étendues sur la plupart des bassins marocains. Les puits forés durant cette période ont permis la découverte d’accumulations commerciales de pétrole et de gaz dans les bassins d'Essaouira et du Gharb. À la fin de 1981, la production cumulée de pétrole a avoisiné 9 millions de barils de pétrole et 35 milliards de pieds cubes de gaz.

1981-1999 : Cette période est composée de deux phases :

1981-1986 : Création de l’ONAREP (Office National de Recherches et d'Exploitations Pétrolières) avec pour mission l’exploration des hydrocarbures au Maroc par ses propres moyens et en partenariat avec des compagnies pétrolières étrangères. Depuis la création de l’ONAREP, 91 puits ont été forés, dont une cinquantaine réalisés conjointement avec des sociétés internationales. Cette activité a permis la délinéation et le développement du gaz / condensat dans la région de Meskala (Essaouira) et de plusieurs accumulations de gaz biogénique dans le bassin du Gharb.

1986-1999 : Le contre choc pétrolier de 1986 a fortement impacté les activités d’exploration qui ont été quasiment à l’arrêt.

2000-2016, les amendements, apportés à la loi des hydrocarbures en 2000, ont offert des termes fiscaux très incitatifs aux investisseurs et ont permis de drainer d’avantage de sociétés pétrolières internationales dans le secteur des hydrocarbures.

En 2003, l’ONHYM (Office National des Hydrocarbures et des Mines) fut créé, suite à la fusion de l'ONAREP et du BRPM, marquant ainsi une nouvelle ère d’investissement et de croissance.

Les missions de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines, instituées par la loi depuis sa création, se déclinent comme suit :

  • Contribuer au développement socio‐économique du Maroc à travers la mise en valeur efficiente des ressources minières (à l’exclusion des phosphates) et des hydrocarbures;
  • Conduire à travers une démarche technico‐économique appropriée, la recherche et l’exploration des gisements d’hydrocarbures et miniers;
  • Développer un partenariat proactif et dynamique;
  • Construire une expertise nationale au dans le domaine pétrolier et minier.

À ce jour, la base de données en offshore (y compris la Méditerranée) est représentée par 43 puits d’exploration, et un total de 46 827 km² de sismique 3D ainsi que 158 825 km de sismique 2D.

En onshore, la base de données est constituée de 51 976 km de sismique 2D, 2076 km² de sismique 3D et un total de 295 puits d’exploration.

L'analyse de la base de données des puits met en évidence trois faits importants :

  • Le nombre de puits forés reste extrêmement faible et négligeable par rapport à la surface couverte par les bassins sédimentaires;
  • De nombreux puits n'ont pas atteint leurs objectifs, en raison de problèmes techniques;
  • Le nombre de concepts d'exploration, jusqu'à présent testés, est très limité.

D’une manière générale, le Maroc reste encore sous-exploré, puisque on ne compte que 338 forages en onshore et en offshore pour tout le Maroc. Cependant, Il est important de noter que l’ensemble des bassins sédimentaires marocains sont caractérisés par la présence de systèmes pétroliers fonctionnels et viables.

En effet, les études récentes, intégrant la synthèse des données régionales, à la lumière des données sismiques acquises, dont notamment celles en offshore, ont permis de générer de nouveaux concepts d'exploration. Ces  études ont également permis de définir de nombreux plays et leads.